Machines : des outils détournés pour laisser filer le temps.

Seize machines équipent un laboratoire de recherche imaginaire. Chacune détourne un ancien instrument de mesure du temps de sa fonction initiale :

  1. Les Métronomes détournent leur mécanisme d'échappement. les tic-tac asynchrone évoquent le temps qui s'échappe, un bouton rouge invite les visiteurs à le suspendre.
  2. Les deux Astrolabes réinterprètent l'instrument de mesure du temps astral : un jeu de bielles décentrées y dessine un mouvement en forme de huit, l'un d'eux est équipé d'un ventilateur qui gonfle sa propre voile.
  3. Les deux Souffleries, à mi-chemin entre le sablier et le banc d'essai aérodynamique, font léviter une sphère au centre d'un tourbillon de particules dont le visiteur règle la vitesse.
  4. La machine Sextant inverse la fonction de l'instrument de navigation : d'outil passif de lecture, il devient outil de projection, son faisceau lumineux dessinant une lumière mouvante sur un disque concave.

Elles ont été exposées sur des étagères d'atelier, face aux balançoires interactives Starfield d'un évènement Hermès à New York.

Crédits : Nicolas Guichard (conception et fabrication), Pierre Champenois (contribution bois), Erwan David (contribution joaillerie), Caroline Commenoz (contribution tissu), Jean-Philippe Nicolle (Fif) (prise de vue vidéo), Simon Doury (bande son vidéo)

2020

Je conçois, fabrique et accompagne des dispositifs physiques et numériques.

Infos

À propos

Au commencement il y a un contexte à comprendre, une posture à définir ou un problème à résoudre : une intention artistique destinée à un public, des internautes devant renseigner un formulaire complexe, ou un outil sans équipe technique pour le faire évoluer. Les projets sur lesquels j’interviens sont variés : dispositifs électroniques sur mesure, installations artistiques, sites web, supports imprimés… Quel que soit le format, ce qui me plaît, c’est le dialogue entre l’intention et la réalisation, l’ajustement entre ce que l’on veut dire et ce que le médium permet, pour trouver la solution la plus robuste et la plus signifiante.

Quand j’étais petit, je construisais des cabanes dans la forêt avec ce que je trouvais sur place, je démontais mes jouets électriques pour en faire des sculptures et je bricolais mon premier site en autodidacte. J’ai ensuite suivi un cursus d’arts appliqués qui a structuré ma méthode. En 2008, je me suis mis à mon compte ; la même année, nous avons fondé le collectif lab212 avec des amis. J’ai aussi enseigné en école de design, et j’anime une fois par mois un Repair Café dans mon coworking, où l’on apprend ensemble en réparant des objets.

Je suis à l’aise dans cette posture : ne pas tout savoir à l’avance, explorer, et me former au fur et à mesure en fonction des besoins. Chaque projet est pour moi une occasion d’apprendre, en capitalisant sur ce que je sais déjà.

Crédit photo : Gaïl Lefebvre

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