Sirènes Sylvestres : des lueurs fuyantes révélant un chemin.

Elles apparaissent à la tombée du jour, en lisière de forêt. Leurs lueurs chaudes scintillent parmi les feuillages, s'éteignent dès qu'on s'en approche, et se rallument plus loin. Qui s'y engage ne voit que les quelques mètres qui le précèdent, et poursuit ces lumières qui sans cesse s'échappent.

Sirènes Sylvestres est un réseau de petites lumières et de capteurs de mouvement disséminés dans les sous-bois, qui s'allument et s'éteignent au passage selon un réglage décalé. Ce projet se nourrit d'intenses souvenirs d'enfance liés à la forêt. C'est probablement une façon de sublimer une recherche de vérité, où s'entremêlent confiance, peur et curiosité.

Rares sont celles et ceux qui ont pu observer ce phénomène lumineux. Après une première version low-fi exposée à Bordeaux en 2012, j'ai cherché à améliorer le dispositif technique. Or, à chaque fois que je crois tenir une version aboutie, prête à être accrochée dans la forêt, quelque chose m'en empêche. Comme les lumières du parcours qui s'éteignent dès qu'on croit les atteindre, ce projet semble rejouer son propre principe. Mais peu importe la destination, ce qui importe c'est le chemin !

Crédits : Nicolas Guichard (Lab212, conception, développement), Markus Hutzler (ingénierie, version 2012), Mateus Alvès (vidéo, 2013)

2012-2023

Tests de parcours lumineux à PlanterWald, Berlin, pose longue, 2013.
Prise de vue de la première version, lors de la Nuit Verte du PanOrama festival à Bordeaux en 2012.
Prototypes électroniques développés avec Markus Hutzler en 2014 lors de notre résidence au château de Chambord.
Boîtiers contenant l’électronique et les capteurs, 2014.
Circuits électroniques
Modules électroniques et capteurs sans fil en cours d’assemblage, 2022.

Je conçois, fabrique et accompagne des dispositifs physiques et numériques.

Infos

À propos

Au commencement il y a un contexte à comprendre, une posture à définir ou un problème à résoudre : une intention artistique destinée à un public, des internautes devant renseigner un formulaire complexe, ou un outil sans équipe technique pour le faire évoluer. Les projets sur lesquels j’interviens sont variés : dispositifs électroniques sur mesure, installations artistiques, sites web, supports imprimés… Quel que soit le format, ce qui me plaît, c’est le dialogue entre l’intention et la réalisation, l’ajustement entre ce que l’on veut dire et ce que le médium permet, pour trouver la solution la plus robuste et la plus signifiante.

Quand j’étais petit, je construisais des cabanes dans la forêt avec ce que je trouvais sur place, je démontais mes jouets électriques pour en faire des sculptures et je bricolais mon premier site en autodidacte. J’ai ensuite suivi un cursus d’arts appliqués qui a structuré ma méthode. En 2008, je me suis mis à mon compte ; la même année, nous avons fondé le collectif lab212 avec des amis. J’ai aussi enseigné en école de design, et j’anime une fois par mois un Repair Café dans mon coworking, où l’on apprend ensemble en réparant des objets.

Je suis à l’aise dans cette posture : ne pas tout savoir à l’avance, explorer, et me former au fur et à mesure en fonction des besoins. Chaque projet est pour moi une occasion d’apprendre, en capitalisant sur ce que je sais déjà.

Crédit photo : Gaïl Lefebvre

Contact

L’Avant-Poste
3 rue Notre-Dame
26150 Die

contact@nicolasguichard.fr